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vendredi 6 juillet 2007

Calme et tranquilité....




Pour plusieurs le terme plein-air rime avec moustiques, inconfort et désagréments. Cependant, pour un amant de la nature comme moi, il n'y a rien de tel que quelques jours perdu en forêt pour décompresser et refaire le plein d'énergie. C'est pour cette raison que Tania et moi avons décidés de profiter de nos quelques jours de congés communs pour s'évader dans le parc national des Hautes-Gorges de Charlevoix.

Accessible seulement en canot ou a pied, le site que nous avons choisi nous garantissait 4 jours de paix et de tranquilité loin de toute source de stress. Respirer le grand air des montagnes m'a fait le plus grand bien et malgré la pluie un peu trop présente et les efforts nécessaires (16 km de canot) pour s'adonner à ce petit plaisir qu'est le camping rustique, je suis plus que satisfait de ma semaine de vacance.

Les paysages à couper le souffle, la présence des animaux sauvages à proximité, le contact avec la nature sont autant d'éléments qui ont agi sur mon moral et mon esprit d'une façon si bienfaisante que je songe sérieusement à répéter l'expérience aussi souvent que possible. Il n'y a vraiment rien de tel que de s'endormir à la lueur tremblottante d'un feu de camp dans une vallée bordée de sommets impressionnants qui semblent veiller sur vous tels de majestueux gardiens, témoins du passé d'une région si merveilleuse.

C'est bien entendu de retour en ville que je comprend pourquoi ces petits moments me sont si chers...

mercredi 13 juin 2007

Plaisir d'été

Je redécouvre l'été. J'arrive au bureau le matin, et je travailles avec un seul but, revenir jouer dehors. Un peu comme quand on était enfant. Je passe mes samedis et dimanche entier à l'extérieur. C'est différent de l'été 2005, qui fut principalement consacré au mariage. L'année 2006 ne fut guère plus reposant avec la maison. J'occupe donc mes soirées et mes fins de semaine à une activité très glamour: le jardinage. Je râte, je bine, je sarcle, la plupart du temps un peu à l'improviste. Mais je m'en fous, ça me relaxe.

Et puis, je profite de mon patio. Et j'ai bien envie d'organiser un party cet été. Genre, avec les nouveaux amis de Facebook. Qui est partant ?

lundi 28 mai 2007

Gagnant ou perdant...là n'est pas la question.

Certaines blessures ne cicatrisent pas. Certaines souffrances ne s'appaisent jamais complètement. Elles sont bien présentes dans le seul but de nous rappeler chaque jour ce que jadis nous avons fait, ce que jadis nous étions. Nous rappeler un passé que nous tentons tous à un certain moment de notre vie de fuir, d'oublier.

Pourtant, il n'y a que ça de vrai le passé. Le futur n,existe pas encore, le présent quant à lui, dès qu'on prononce le mot fait déjà partie du passé.

Je m'amuse aujourd'hui à transposer ces idées sur cet écran d'ordinateur en sachant pertinemment que j'ai ressassé ces mêmes idées encore et encore dans ma tête, tentant sans doute de les agencer dans un ordre qui me conviendrait à moi, à mon orgueil, à ma fierté... Pourtant, chaque jour qui défile devant moi, chaque jour qui s'ajoute au passé me rappelle trop fidèlement ce qui est réellement arrivé il y a de ça déjà plusieurs années. Un souvenir que je souhaiterait plus confus, plus vague me hante encore et toujours.

Or, c'est ce même souvenir qui me fait souvent prendre conscience de qui je suis vraiment, de qui je me doit d'être. Au fond de moi-même je ne veux pas l'oublier. Je ne veux pas oublier ce qui s'est passé, je ne veux pas oublier qui sont mes vrais amis, qui sont ceux qui ont prétendu l'être et surtout, je ne veux pas oublier ce que je suis devenu.

Certes, cette belle naïveté face à l'amitié ne fait plus partie de moi. Cette confiance aveugle que je portais à certains et qui me rendait si sûr de moi s'est doucement estompée au même rythme que les années qui, sournoisement, semblent vouloir nous éloigner les uns des autres. Toutefois, ce que j'ai perdu je l'ai remplacé. L'homme que j'étais se souciait peu du futur et n'était donc pas armé en conséquence. Cette épreuve m'a donc permis de madapter et ainsi, tel un cavalier troquant son fidèle destrier pour une monture mieux adaptée aux longs périples, j'ai peut-être inconsiemment, choisi moi aussi de troquer un poulain fonceur et trop confiant pour un cheval plus prudent et empreint d'un peu plus de sagesse.

Que je ne sois plus le même, j'en suis pleinement conscient. Je ne le regrette pas non plus. je ne me pose plus la question à savoir où j'en serais aujourd'hui si...Je vis simplement ma vie comme je le peux en essayant de profiter pleinement de chaque moment heureux qu'il m'est permis de goûter. C'est là tout ce qui est réellement en mon pouvoir en cette drôle de vie que je ne contrôle pas.

Quant à ceux et celles qui ont un jour occupés une place privilégiée dans mon coeur et dans ma vie, ceux et celles que j'ai si souvent essayé d'oublier en vain, je crois que je leur ai pardonné, sans pour autant oublier la peine qu'ils m'ont causée. je ne crois pas que je pourrais les ignorer, comme je me suis si souvent imaginé le faire, mais le terme "connaissance" leur est maintenant plus approprié qu'"ami". J'irais même jusqu'à dire qu'il me ferait plaisir de revoir ces personnesqui, un jour, ont décidé de nous ignorer, de nous rayer de leur vie qui leur paraissait sans doute plus estimable ou plus importante que la nôtre. Voir où ils en sont eux qui sont restés sur le "droit chemin". Croyez-vous qu'ils nous reconnaîtraient? Oseraient-ils prétendre que nous avons imaginé tout ça? Feraient-ils comme si de rien n'était?

En lisant ces lignes vous vous dites peut-être que j,entretiens encore une certaine rancune, voir même un léger mépris envers eux...peut-être en effet. Mais je me contante plutôt de partager avec vous ce que j'ai souvent songé et imaginé face à l,idée de revoir ces gens. Toutefois, continuer de jouer ce petit jeuserait, à mon sens, leur accorder trop d'importance, mais ne vous attendez pas non plus à de grandes démonstrations de joie de ma part lors d'éventuelles retrouvailles.

Nos chemins se sont un jour croisés pour se séparer à nouveau. Ce que chacun de nous en a tiré diffère beaucoup d'une personne à l'autre et cela nous appartient. que les événements vécus aient fait pencher la balance du côté des joies ou des peines est bien peu important. Ce qui compte réellement en bout de ligne, c'est ce que nous avons su en tirer et comment nous l'utilisons dans nos vies.

dimanche 27 mai 2007

Nostalgie du passé

Le message est arrivé anodinement dans ma boîte de réception. En ouvrant le courriel, la première phrase qui y était inscrite: "Stephanie Vezina added you as a friend on Facebook...".
Il y avait si longtemps que ce nom n'avait pas refait surface dans ma mémoire, qu'il m'a fallu penser quelques instants. Et puis, ça m'est revenu. La vie d'avant. Celle qui différenciait les civils et les militaires. Celle-là même qui n'a pas voulu de nos services. J'ai accepté l'invitation. Plus par curiosité qu'autre chose. Puis, des nouvelles de Isabelle Tremblay. Puis de Virginie Lepage. Jusque là, je me dis pourquoi pas. Puis arrive l'invitation : "François Gagnon added you as a friend on Facebook...". Puis Marie-Christine Harvey. Je dois avouer que je me suis demandé quoi faire. Je suppose que l'amitié sur Facebook est quelque chose de relative. Certains ont jusqu'à 200 amis. C'est beaucoup 200 amis.
N'empêche que ça m'a fait réfléchir. Je regardais les photos des autres et je me demandais quelles seraient les miennes si nous étions restés au Collège. Probablement serions-nous allé au mariage de Stéphanie ou de Marie-Christine? Forte chance que nous ne serions pas allé à nos propres mariages.
Je réalise que la vie que je mène aujourd'hui me satisfait. Par contre, la camaraderie d'antan, me manque. Le milieu dans lequel je travaille est compétitif. Mon poste l'est tout autant. Et les gens avec qui je travaille pourraient, pour la plupart être mes parents. Donc, le réseau d'amis, avec les années, est plus difficile à agrandir. La distance, autrefois peu importante, amène de nouveaux défis. Comment allé souper en ville et revenir pour l'heure de coucher de la petite?
Est-ce que le voyage en gars que j'ai toujours voulu faire est un rêve que seule la crise de la quarantaine me permettra de réaliser?
Tant de questions.
Et vous, Facebook, ça vous dit quoi?

samedi 12 mai 2007

Faudrait s'y mettre

Je suppose que c'était prévisible avec la venue du beau temps. Bien entendue, je vous parle de ce relâchement au niveau du blogue. Et pourtant, ce ne sont pas les sujets qui manquent. De mon côté du moins.

Tout d'abord, au chapitre des nouvelles tristes, le décès du père d'un ami. En effet, le père d'Éric, notre gardien au ballon-balai, est décédé d'un cancer du poumon. Au terme d'une longue bataille, il s'est éteint à sa résidence entouré de sa famille et d'une équipe médicale. Je me suis présenté au salon funéraire, plus pour supporter un ami que je respecte grandement. Je dois admettre que la situation était fort triste. Cette famille était soudé et proche comme on en voit rarement. Et puis, perdre son père à 55 ans, c'est encore plus triste parce qu'il leur restait tellement de choses à vivre comme famille et ils n'auront jamais cette chance.

Au travail, ça se porte bien. Je serai en vacances du 21 au 25 mai, gracieuseté de l'assurance parentale. L'entente contractuelle entre le patron et moi est arrivé à échéance le 1er mai dernier. Les négociations précédentes ayant été assez difficiles et intenses pour les deux partis, elles furent beaucoup plus facile cette année. Résultat: augmentation salariale du double de l'inflation et octroi d'un boni qui permettra de payer tout le terrassement extérieur. Compte-tenu de la quantité de travail qu'il reste à faire, c'est peu dire.

La famille se porte bien. Bébé a commencé la garderie, épisode qui fut assez difficile pour les parents. Pour la maman particulièrement. La petite s'accommode très bien. Elle s'est même permis de ramener ses premiers virus et nous laisse présager le meilleur à ce chapitre. On ne peut plus attendre la saison de la gastro ... Le professeur de Laura, n'ayant toujours pas digéré que sa protégée la délaisse pour six mois, question d'avoir un enfant, n'a rien fait pour un retour au travail graduel. Allant même jusqu'à informer l'instance gouvernemental de ce retour au travail graduel. Le résultat étant qu'à moins d'un changement, Laura ne pourra toucher sa bourse avant septembre. Une vraie saloperie, particulièrement d'une femme ayant elle-même des enfants. Mais la carrière passe avant les enfants pour cette carriériste dont le laboratoire a du licencier ses techniciens pour terminer la dernière année, par manque de fonds. On se serrera la ceinture, parce qu'il n'est pas question que notre bébé se retrouve à la garderie 5 jours semaine.

Nous sommes à Gatineau cette fin de semaine. Ma mère a décidé d'organiser une fête surprise pour les 55 ans de mon père. Son arrivée au restaurant fut somme toute intéressante. Un peu gêné devant la vingtaine de personne qui lui chantait bonne fête. Sa réaction toutefois, lorsqu'il a reconnu Eva dans les bras de sa mère laisse sans mots. Il a complètement oublié la foule l'entourant, rentrant dans une bulle ou lui et bébé ne faisait qu'un. Tellement dans sa bulle et content de voir sa petite fille, il s'est permit de verser de longue larmes de bonheur, lui qui m'en voulait depuis trois jours d'avoir décidé d'allé à Kingston pour la fin de semaine ... Un petit mensonge qui a eu tout son effet. N'empêche que ça valait le détour.

Sur ce, bonne fin de semaine.
Bonne fin de vacances pour Sébastien ...
Fred, tu m'avises quand ce sera le temps de rénover le haut ...